Don Quichotte ou la folie d’aimer


Un homme, que la lecture des romans de chevalerie inspire au-delà de la raison, part sur les routes vêtu d’une armure de fortune, se choisit une belle parmi les paysannes de son village et enrôle son paysan de voisin comme fidèle écuyer. C’est l’histoire que nous avons choisi de vous raconter au travers de larges extraits de l’Opéra de Massenet. Une incursion dans la comédie musicale de Mitch Leigh et Joe Darion adaptée en Français par Jacques Brel complètera ce voyage à travers l’Espagne du XVIIème siècle.

La comédie héroïque de Massenet n’a en commun avec le roman de Cervantès que le nom des personnages et l’aventure des moulins à vent. Si le caractère de Sancho reste assez semblable d’une œuvre à l’autre Don Quichotte apparaît comme une réincarnation du Christ : il convertit les brigands, le peuple lui fait fête mais son message d’amour reste lettre morte pour les gens en place. Cela tient au fait que le livret d’Henri Cain s’inspire d’un drame de Jacques Le Lorrain, Le Chevalier de la longue figure écrit à la fin du XIXème siècle.

En introduisant d’autres pages de la littérature musicale du début du vingtième siècle à l’importation Française d’une comédie musicale américaine, en mêlant à cette narration musicale des dialogues adaptés de Cervantès, Nous essayons de rester fidèles au goût Français pour l’Exotisme Espagnol qui s’est manifesté chez la plupart des compositeurs Français dès le milieu du XIXème siècle.